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La Sauce de la Paix

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C’est quoi être flexitarien ? : la Flex’interview

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La filière face au Covid-19

portrait

La démarche de responsabilité sociétale de la filière Élevage & Viande

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1, 2, 3 Flexi « Poireaux »

recette

ÇA T’ÉVOQUE QUOI « AIMEZ LA VIANDE, MANGEZ-EN MIEUX » ? : LA FLEX’INTERVIEW AU SALON DE L’AGRICULTURE

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Les français, des flexitariens qui s’ignorent ?

fact-checking

Flexi’crush « Le Céleri rave & le Boeuf »

recette

Des animaux bien élevés : Pratiques vertueuses

reportage

Le regard de Paul Ariès, politologue, spécialiste de l’alimentation

interview

La Sauce de la Paix

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Un petit pot pour l’homme. Un grand pas pour la paix à table !

Pour les Français, le plaisir de se réunir autour d’une table, c’est sacré ! Il s’agit de se retrouver, plaisanter, débattre tout en mangeant. Cependant, pour ce qui est du contenu de notre assiette, entre les préférences et les habitudes alimentaires de chacun, il est parfois difficile de s’accorder. Le temps est donc venu de trouver un terrain d’entente, de pouvoir partager en vivant pleinement nos choix, tout en respectant ceux des autres !

Parce qu’on est libre de manger ce que l’on veut et que personne ne mange la même chose, Naturellement Flexitariens a invité le saucier By Oscar à créer la Sauce de la paix, la sauce qui va aussi bien aux viandes crues, cuites ou bleues qu’aux légumes rouges, verts ou jaunes.

Bref, la sauce qui va avec tout et qui met tout le monde d’accord.

La recette de la paix à table…

Du bon, du sain et du gourmand Made in France : c’est avec ces mots que se présente By Oscar, jeune créateur de sauces et condiments, à l’origine de la recette de la Sauce de la Paix.
Dans celle-ci, on trouve une bonne huile de tournesol, un succulent confit d’échalotes, un peu de boisson au soja, de la moutarde de Dijon, du jus de citron et juste ce qu’il faut de sel et de poivre.

Retrouvez La Sauce de la Paix dans les épiceries fines, chez les artisans bouchers et les maraîchers.

Qui dit « manger mieux »…

Et si la liberté, c’était d’être flexitarien ?

Mieux vivre, mieux consommer, mieux manger : telles sont les préoccupations, partagées par de nombreux Français, qui ont donné naissance à un mode de vie actuel, le flexitarisme.
Le flexitarien c’est l’omnivore du XXIe siècle ! Un consommateur éclairé, qui mange de tout : des aliments d’origine animale aussi bien que végétale. Libre de choisir son alimentation, il mange en conscience, c’est-à-dire en quantité raisonnée et privilégie autant le plaisir que la qualité, mais aussi l’équilibre et la variété, le local et la durabilité.

Parce que chacun est libre de manger ce qu’il veut et que personne ne mange la même chose, la Sauce de la Paix va avec tout et met tout le monde d’accord !

Les chiffres de la paix

Les consommateurs restent fortement attachés à la fonction d’union du repas.

Ainsi, pour 72% des Français, le repas est un moment de partage et de convivialité, soit 7 points de plus depuis 2019* !

Ils sont également 91% à penser que manger de tout est un régime idéal*, 90% à affirmer prendre plaisir à manger de la viande** et 89% à estimer que le savoir-faire des éleveurs garantit une viande de qualité**.

Sources : * Étude IPSOS pour INTERBEV – avril 2021 / ** Enquête Occurrence pour INTERBEV – décembre 2020

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C’est quoi être flexitarien ? : la Flex’interview

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Le flexitarisme, ça ne parle pas forcément tout de suite à tout le monde, mais il apparait quand même clairement que c’est une façon de vivre, et même une philosophie de vie pour certains!

Manifestement les flexitariens croquent la vie à pleines dent en mangeant des aliments sains et de qualité. Alors à ce rythme, il est assez naturel de réaliser le match parfait entre légumes et viande…

Et toi aussi, tu es flexitarien ?

« Le flexitarisme, ça te parle ? »

« C’est quoi, être flexitarien ? »

« Ça fait du sport, un flexitarien? »

« Légumes & viande, c’est quoi le match parfait? »

« Ça t’évoque quoi Aimez la viande, mangez-en mieux ?« 

« Et toi, t’es flexitarien ? »

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La filière face au Covid-19

portrait

Pendant la crise sanitaire Covid-19 du printemps 2020, les professionnels de la filière élevage et viande ont su s’adapter face à une situation inédite, ont fait preuve d’un engagement quotidien pour assurer une alimentation saine et de qualité à nos concitoyens, et ont pris l’initiative de réaliser des actions de solidarité auprès de ceux qui en avaient le plus besoin.

Ces récits illustrent la mobilisation des hommes et des femmes de la filière afin de garantir l’alimentation des Français, de les tenir à l’abri d’un risque de pénurie et pouvoir ainsi dire que oui, « vous pourrez toujours compter sur nous pour vous nourrir ».

01 – Récit de Jérôme – Artisan Boucher à Pouillé

02 – Récit de Luc – Éleveur ovins à Salon de Provence

03 – Récit de Jean-Luc – Directeur d’abattoir à Paray-Le-Monial

04 – Récit de Ludovic – Responsable Qualité en restauration collective à Vaulx-en-Velin

05 – Récit de Jean-Jacques – Directeur du Foirail à Château-Gontier

06 – Récit de Jean-Luc – Responsable produits frais en hypermarché à Boulazac

07 – Récit de Jean-Jacques – Artisan boucher à Hautefort

08 – Récit de Martial – Directeur des ventes du Marché au cadran à Moulins-Engilbert

09 – Récit de Laurent et Jean-Marie – Éleveurs bovins à Cours-la-Ville

10 – Récit de Frédéric – Directeur de supermarché à Amplepuis

11 – Récit de Leslie – Responsable qualité en atelier de découpe à Douai

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La démarche de responsabilité sociétale de la filière Élevage & Viande

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La démarche de responsabilité sociétale initiée par la filière Élevage et Viande pour répondre aux attentes citoyennes.

Elle poursuit un triple objectif : se concerter avec les ONG, répondre aux attentes des pouvoirs publics et restaurer la confiance des Français.
Avec ce pacte sociétal, la Filière Élevage et Viande s’est dotée d’une démarche qui, encadrée par une norme ISO reconnue internationalement, apporte des garanties sur l’évolution des pratiques en matière de :

  • préservation de l’environnement et des territoires ;
  • bien-être, protection et santé des animaux ;
  • juste rémunération et attractivité des métiers de la filière ;
  • alimentation de qualité, raisonnée et durable.

Engagée dans cette démarche depuis 2017, la filière élevage et viande est la première du secteur agroalimentaire à avoir été labellisée « engagé RSE, confirmé » de niveau 3 sur 4, par AFNOR Certification. Cette évaluation positive reconnaît la pertinence des travaux initiés par la filière, ainsi que des actions qui en découlent, pour une alimentation équilibrée, saine et durable.

« Au cours de cette évaluation, nous avons pu constater combien les professionnels de la filière ont à cœur de répondre aux grands enjeux de société, dont la prise en compte est indispensable à la pérennité de ce secteur d’activité. Réduction de l’empreinte environnementale, bien-être animal, contribution aux messages de santé publique sur la nutrition, qualité du produit, partage équitable de la valeur tout au long de la filière, sont des préoccupations traitées au quotidien par les équipes internes et relayées sur le terrain par les élus de l’interprofession. Personnellement, j’ai été fortement marqué par la méconnaissance du grand public sur le modèle d’élevage à la française, à taille humaine et familial, fortement lié au territoire et paysage. La filière est désormais consciente des efforts qu’il lui reste à fournir pour diffuser les bonnes pratiques au plus grand nombre et démontrer encore plus d’exemplarité à l’avenir »
Olivier Graffin, évaluateur AFNOR Certification.

Des engagements concrets :
Les différents groupes de travail réunis par INTERBEV ont élaboré des outils de diagnostics et des indicateurs pour suivre et stimuler l’application concrète de la démarche de responsabilité sociétale de la filière :

  • Environnement. Programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre LIFE BEEF CARBON sur base du diagnostic Cap2Er, avec un objectif de -15 % d’ici 10 ans, et mise en place d’indicateurs de durabilité environnementale.
  • Bien-être et protection animale. Installation d’indicateurs et d’outils de mesure dans chaque maillon de la filière : diagnostics d’évaluation de la protection animale en abattoirs et évaluation du bien-être animal en élevage avec le diagnostic BoviWell.
  • Alimentation durable et de qualité. Développement des viandes sous signes officiels de qualité : Label Rouge et AB.

Fruit d’un dialogue conduit auprès de toutes les parties prenantes, ce pacte sociétal a inspiré les plans de filière présentés lors des États Généraux de l’Alimentation. Le défi consiste à améliorer la production, tout en anticipant sur les impacts environnementaux afin d’inclure les attentes sociétales. Il convient, aussi, de veiller à la rentabilité des exploitations et à la bonne information des consommateurs.
En synthèse, il s’agit de proposer une viande saine et goûteuse au sein d’une agriculture durable, responsable et engagée.

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1, 2, 3 Flexi « Poireaux »

recette
  • Pour : Pour 4 personnes
  • Temps de préparation : 10 à 20 min. par recette
  • Temps de cuisson : 10 à 20 min. par recette

Ingrédients

  • Un ingrédient 3 recettes : le poireau

Préparation

1.Cordon vert de poireau

  • Ingrédients :

    2 escalopes de veau
    1 poireau
    1,5 l d’eau
    2 tranches de jambon blanc
    1 demi-mozzarella
    150 g de farine
    2 œufs
    200 g de chapelure
    5 cl d’huile d’olive
     
  • Préparation :

    La cuisson du poireau :
    Lavez et taillez en 2 les poireaux dans le sens de la largeur. Placez le dans une casserole, ajoutez par-dessus 1,5 l d’eau. Ajoutez 1 pincée de sel. Laissez cuire à couvert pendant 20 minutes.
     
    La préparation des cordons verts :
    Bien aplatir les escalopes. Garnissez-les de quelques feuilles vertes de poireau, d’une tranche de jambon blanc coupée en 2 et de 2 tranches de mozzarella. Recouvrir par une autre escalope de veau, bien aplatie au préalable.
     
    Pour la panure :
    Dans un bol, battez les œufs en omelette, salez et poivrez.
     
    Panez les cordons verts d’abord dans la farine, puis dans les œufs et pour finir dans la chapelure de pain.
     
    La cuisson des cordons verts :
    Déposez les cordons verts sur une plaque allant au four, recouverte d’un papier sulfurisé. Badigeonnez-les d’un filet d’huile d’olive, puis enfournez-les 15 minutes à 180°C.

2.Carpaccio de bœuf, poireau et parmesan

  • Ingrédients :

    250 g de carpaccio de bœuf
    2 poireaux
    1,5 l d’eau
    1 gousse d’ail
    100 g de pousses d’épinards
    50 g de pignons de pin
    50 g de parmesan
    10 cl d’huile d’olive
     
  • Préparation :

    La cuisson des poireaux :
    Lavez et taillez en 2 les poireaux dans le sens de la largeur. Placez-les dans une casserole, ajoutez par-dessus 1,5 l d’eau. Ajoutez 1 pincée de sel. Laissez cuire à couvert pendant 20 minutes.
     
    Réalisation du pesto :
    Pelez, dégermez et coupez en 2 une gousse d’ail.
     
    Dans un récipient, placez les pousses d’épinards, les pignons de pin torréfiés, le parmesan râpé. Mixez la préparation, tout en versant l’huile d’olive, jusqu’à obtenir une bonne consistance.
     
    Dressage :
    Découpez en tronçons réguliers les demi-poireaux cuits.
     
    Au fond d’une assiette plate ronde, dans un emporte-pièce rond, badigeonnez du pesto à l’aide d’un pinceau. Disposez les tronçons de poireau autour, puis ajoutez au centre le carpaccio de bœuf. Au dernier moment, râpez un peu de parmesan sur la préparation, 1 pincée de fleur de sel et un filet d’huile d’olive.

3.Maki de poireaux vinaigrette

  • Ingrédients :

    1 poireau
    1,5 l d’eau
    2 feuilles de Nori
    1/4 de botte de ciboulette
    1 échalote
    10 g de moutarde
    3 cl de vinaigre de vin rouge
    10 cl d’huile d’arachide
     
  • Préparation :

    La cuisson du poireau :
    Lavez et taillez en 2 les poireaux dans le sens de la largeur. Placez le dans une casserole, ajoutez par-dessus 1,5 l d’eau. Ajoutez 1 pincée de sel. Laissez cuire à couvert pendant 20 minutes.Coupez les feuilles de Nori en 2.
     
    Enroulez les poireaux cuits dans les feuilles de Nori, comme vous le feriez pour un maki.
     
    Découpez-les en tronçons.
     
    Réalisez une vinaigrette :
    Ciselez la ciboulette fraîche. Épluchez et émincez une échalote.
     
    Dans un récipient, mettez la moutarde, le vinaigre de vin rouge et l’huile d’arachide. Ajoutez la ciboulette et l’échalote, puis mélangez bien à l’aide d’une fourchette.
     
    Dressez les makis de poireaux, la vinaigrette dans un récipient à part et dégustez le tout, comme des makis avec des baguettes.
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ÇA T’ÉVOQUE QUOI « AIMEZ LA VIANDE, MANGEZ-EN MIEUX » ? : LA FLEX’INTERVIEW AU SALON DE L’AGRICULTURE

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Pour les visiteurs du Salon de l’agriculture à Paris, « Aimez la viande, mangez-en mieux » c’est faire attention à ce qu’on mange en choisissant une viande issue d’élevages français et c’est aussi se faire plaisir avec de bons produits sans se priver de rien.

Plus encore « Aimez la viande, mangez-en mieux », c’est le symbole de la prise de conscience des consommateurs et le flexitarisme apparait désormais comme un véritable mode de vie qui va bien au-delà d’un simple rapport à son alimentation.
Du coup, ce n’est pas trop compliqué pour les visiteurs du Salon de l’agriculture d’associer légumes et viande pour réaliser le match parfait.

Ça t’évoque quoi aimez la viande mangez-en mieux ? – 1

Ça t’évoque quoi aimez la viande mangez-en mieux ? – 2

Ça t’évoque quoi aimez la viande mangez-en mieux ? – 3

Ça t’évoque quoi aimez la viande mangez-en mieux ? – 4

C’est quoi être flexitarien ?

Le flexitarisme, ça te parle ?

Et toi, t’es flexitarien ? – 1

Et toi, t’es flexitarien ? – 2

Et toi, t’es flexitarien ? – 3

Légumes et viande c’est quoi le match parfait ? -1

Légumes et viande c’est quoi le match parfait ? -2

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Les français, des flexitariens qui s’ignorent ?

fact-checking

Selon des experts s’étant déjà exprimés sur le sujet, le flexitarien pourrait se définir comme l’omnivore du XXIe siècle, c’est-à-dire un consommateur éclairé, qui mange de tout, en quantité raisonnée et en privilégiant la qualité. Des comportements alimentaires que nous observons à travers l’étude confiée à IPSOS par INTERBEV intitulée «Comportements alimentaires : les tendances de consommation des Français».
Les Français seraient-ils des flexitariens qui s’ignorent ?

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Flexi’crush « Le Céleri rave & le Boeuf »

recette
  • Pour : Pour 4 personnes
  • Temps de préparation : 20 minutes
  • Temps de cuisson : 1h30

Ingrédients

  • 250 g de carpaccio de bœuf
  • 1 grosse boule de céleri-rave
  • 20 cl d’huile d’olive
  • 2 kg de sel de mer
  • 8 filets d’anchois à l’huile
  • 20 g de câpres
  • 1/4 de botte de persil plat
  • 1/2 botte de ciboulette
  • 1/2 oignon rouge
  • 20 g de moutarde
  • Quelques gouttes de tabasco vert
  • 3 gousses d’ail
  • 1/2 citron jaune
  • 30 cl d’huile d’olive
  • 1 pincée de fleur de sel

Préparation

1.Le céleri-rave :

  • Allumez le four à 180 °C.
  • Étalez un peu de gros sel dans une cocotte en fonte pouvant contenir le céleri.
  • Rincez le céleri sans le peler, en le brossant pour éliminer toute trace de terre, et épongez-le soigneusement.
  • Posez-le sur le lit de gros sel dans la cocotte puis couvrez-l’en entièrement.
  • Glissez la cocotte au four et laissez cuire 1h30 à 180 °C ou plus, si le céleri est très gros. Vérifiez la cuisson qui doit être fondante à l’aide de la pointe d’un couteau.
  • Retirez le céleri du four et laissez-le reposer 1h avant de briser la croûte de sel.
  • Retirez la peau du céleri avec un couteau
  • Coupez le céleri en fines tranches.

2.La Salsa verde :

  • Hachez la ciboulette, le persil et l’oignon rouge. Égouttez les anchois.
  • Pelez et dégermez l’ail, pressez le citron jaune.
  • Réunissez tous ces ingrédients, en ajoutant la moutarde, le tabasco vert et les câpres dans le bol d’un robot et mixez tout en ajoutant de l’huile d’olive, jusqu’à obtention d’une sauce homogène.

3.Le dressage :

  • Dans une assiette ronde plate, déposez à l’aide d’une cuillère de la Salsa verde, alternez sur le dessus, les tranches de céleri et de carpaccio de bœuf. Terminez en ajoutant quelques gouttes d’huile d’olive et 1 pincée de fleur de sel.
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Des animaux bien élevés : Pratiques vertueuses

reportage

Nous sommes de plus en plus en plus soucieux du bien-être animal et ce, que nous soyons consommateur de viande ou non. Les éleveurs français font de la protection des animaux, du respect de leur comportement naturel, de leur confort mais aussi de leur alimentation, une priorité, parce que ces pratiques définissent le bon élevage des animaux. Découvrez comment, en France, les animaux sont bien élevés.

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Le regard de Paul Ariès, politologue, spécialiste de l’alimentation

interview

Se présentant comme objecteur de croissance et amoureux du bien vivre, Paul Ariès a dirigé plusieurs médias, tout en multipliant les essais et conférences. Récemment, il a publié « Une histoire politique de l’alimentation - Du paléolithique à nos jours » (Max Milo) et « Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser » (Larousse).

Pour reprendre le titre bien connu du roman de Jonathan Safran Foer, faut-il manger les animaux ?

Consommer ou non de la viande, du fromage ou du lait relève d’abord de la liberté individuelle, mais parfois également de la santé publique. Végétariens et végétaliens me sont sympathiques lorsqu’ils ne cherchent pas à imposer aux autres leurs choix alimentaires. Dans le cas contraire, c’est contestable et les arguments avancés s’avèrent souvent discutables. Chacun est donc libre de choisir son régime alimentaire, tant qu’il ne menace pas le droit à l’alimentation d’autrui. Aussi, je défends les messages de santé publique recommandant aux parents de ne pas priver leurs enfants de lait maternel/maternisé au profit de lait de soja n’ayant pas les mêmes propriétés.

Le flexitarisme peut-il être une réponse aux maux dont est accusée la consommation de viande aujourd’hui ?

Il ne faut pas confondre la nécessité dans les pays riches de manger moins de viande, mais d’en manger mieux, avec le désir d’en finir avec toute viande, tout fromage et tout lait. Le vrai clivage n’est d’ailleurs pas entre protéines animales et végétales, comme le clament les végans, mais entre la production industrielle de celles-ci et une agriculture paysanne avec un élevage de type fermier. Je ne peux accepter l’idée de vouloir imposer du faux lait, du faux fromage, de la fausse viande fabriquée, par exemple, en usines, à partir de cellules souches. Je regrette que les consommateurs se soient déjà habitués à une viande euphémisée, ne ressemblant plus à de la viande.

Dans vos tribunes et lettres ouvertes, vous insistez sur l’importance de déculpabiliser les mangeurs de viande, pourquoi ?

Les végans ont raison de dénoncer certaines dérives de l’industrialisation, mais pas d’accuser les mangeurs de viande d’affamer l’humanité ou encore d’être responsables du réchauffement climatique, entre autres. Je le dis tranquillement : ils ont tout faux. L’agriculture végane serait d’ailleurs incapable de nourrir 8 milliards d’humains. La seule solution pour remplacer le fumier animal serait d’utiliser toujours plus d’engrais chimiques, de produits phytosanitaires… Bref, tout ce qui détruit l’humus. L’élevage fermier n’est pas davantage responsable du réchauffement climatique. Une prairie avec ses vaches n’est pas une source, mais un puits de carbone. Je rappelle aussi dans ma « Lettre ouverte aux mangeurs de viandes » que les protéines végétales ne sont pas équivalentes aux protéines animales.

Comment analysez-vous les attaques récemment émises contre les éleveurs, les abatteurs et les bouchers ?

Je connais bien ce dossier auquel j’ai consacré, voici 20 ans, un premier ouvrage : « Libération animale ou nouveaux terroristes ». À l’époque, je dénonçais certains réseaux, leurs actions et leurs méthodes, en mettant en garde contre cette violence trop souvent banalisée, si ce n’est légitimée par ces milieux. On nous explique que tout cela ne serait pas bien grave, qu’il n’y a pas de morts à déplorer, mais ces actes sont inacceptables.

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