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Les français, des flexitariens qui s’ignorent ?

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La transparence : un exhausteur de goût !

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Des animaux bien élevés : Pratiques vertueuses

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Le regard de Jean-Louis Peyraud, directeur scientifique adjoint agriculture à l’INRA

interview

Julienne de carottes sur gaufre et son bœuf en lamelles

recette

CHAMPS LIBRES DANS LES PYRÉNÉES

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Les français, des flexitariens qui s’ignorent ?

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Selon des experts s’étant déjà exprimés sur le sujet, le flexitarien pourrait se définir comme l’omnivore du XXIe siècle, c’est-à-dire un consommateur éclairé, qui mange de tout, en quantité raisonnée et en privilégiant la qualité. Des comportements alimentaires que nous observons à travers l’étude confiée à IPSOS par INTERBEV intitulée «Comportements alimentaires : les tendances de consommation des Français».
Les Français seraient-ils des flexitariens qui s’ignorent ?

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La transparence : un exhausteur de goût !

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Mieux manger, oui, mais comment ? La question de l'alimentation semble aujourd’hui aussi compliquée qu’un vote de résolution à l’ONU. Oui, de nos choix alimentaires dépend en partie l’avenir du monde. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou autour de nous, toutes sortes d’avis circulent, tentant de nous dicter la marche à suivre, au gré des courants de pensée et des modes, parfois fantaisistes. Un facteur est cependant constant: on réfléchit de plus en plus à nos habitudes alimentaires, pour notre santé ou pour celle de notre planète. Plus que jamais, on cherche donc le moyen de faire des choix éclairés sans pour autant abandonner le plaisir de manger.

Le flexitarisme, le régime du mieux

Une alimentation gourmande, équilibrée mais aussi responsable et durable : tel est le régime du flexitarien. S’appuyant sur nos racines omnivores, ce régime préfère la qualité à la quantité : et pour manger mieux, il faut des aliments dont les origines et la traçabilité sont garantis. Mais pas seulement. Outre les questions liées à la provenance du produit, et ici on parle bien de la viande, l’engagement sociétal et environnemental dans l’acte de consommation est étroitement lié aux conditions de production et de transformation. Le consommateur peut dorénavant s’engager en privilégiant une viande qui est issue d’un mode de production durable et respectueux de l’animal. Il a aujourd’hui le pouvoir de choisir dès lors que sa décision est éclairée. Et pour cela, encore faut-il qu’il ait une compréhension des modes de production et de transformation de la viande. Une question de transparence donc qui constitue, à juste titre, la base d’une relation de confiance entre les membres d’une filière et les consommateurs.

La transparence au menu

Cette prise de conscience flexitarienne, la filière Elevage et Viande l’a bien compris, et plus encore, elle la partage. Le flexitarisme ne concerne pas que les consommateurs. Il est aussi pour les éleveurs, abatteurs, restaurateurs, bouchers etc. une opportunité d’échanger sur le sens et les valeurs de leurs métiers.

Pour partager ces valeurs communes avec le public, les professionnels de la filière Elevage et Viande ouvrent leurs portes au public du 22 au 29 mai dans le cadre de la 5e édition des rencontres Made In Viande. Pour eux, ce rendez-vous est l’occasion d’entamer la discussion et de se livrer sur leurs passions, leurs engagements à travers leurs métiers. Pour les consommateurs, les rencontres Made in Viande, c’est surtout l’opportunité de pouvoir poser toutes leurs questions, sans filtre ni tabou, et d’avoir des réponses directes de ceux qui « font » la viande française. Un dialogue franc donc, et aussi de vraies rencontres qui créent du lien, pour que notre rapport à la consommation soit plus simple, plus juste et qu’avec la transparence, le plaisir et la confiance soient retrouvés.

Le programme de l’édition 2019 et les 900 professionnels qui ouvrent leurs portes sont à retrouver sur www.madeinviande.fr

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Des animaux bien élevés : Pratiques vertueuses

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Nous sommes de plus en plus en plus soucieux du bien-être animal et ce, que nous soyons consommateur de viande ou non. Les éleveurs français font de la protection des animaux, du respect de leur comportement naturel, de leur confort mais aussi de leur alimentation, une priorité, parce que ces pratiques définissent le bon élevage des animaux. Découvrez comment, en France, les animaux sont bien élevés.

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Le regard de Jean-Louis Peyraud, directeur scientifique adjoint agriculture à l’INRA

interview

Exerçant à l’INRA, spécialiste de l’alimentation des vaches laitières et des rapports entre élevage et environnement, il préside également l’Animal Task Force. Cette plate-forme, qui réunit une vingtaine de pays, prépare une étude prospective pour la Commission européenne sur la place de l’élevage dans l’agriculture de demain.

Pour reprendre le titre bien connu du roman de Jonathan Safran Foer, faut-il manger les animaux ?

Oui, car les apports biologiques propres à la viande aident à rester en bonne santé. Par contre, on peut en consommer un peu moins : on recommande d’ingérer 50% de protéines animales et 50% d’origine végétale, mais l’Europe de l’Ouest se situe plutôt sur un ratio de 65/35. Cela étant, beaucoup de plats de notre patrimoine gastronomique associent les deux, comme le petit salé aux lentilles ou le cassoulet. Aussi, j’estime qu’on a le droit de manger la viande des animaux, s’ils sont élevés dans de bonnes conditions. Et puis, ils entretiennent nos paysages et il n’y aurait pas d’agriculture durable sans élevage.

Le flexitarisme peut-il être une réponse aux maux dont est accusée la consommation de viande aujourd’hui ? 

Nous sommes quasiment tous flexitariens, comme le montrent les dernières enquêtes du CREDOC, organisme de référence, qui analyse nos modes de consommation. D’ailleurs, cette tendance n’est ni nouvelle, ni aléatoire et, indépendamment des attaques dont la viande peut faire l’objet, il s’agit d’un vrai mouvement de fond. Si celui-ci a des origines variées, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les éleveurs. En effet, consommer différemment implique de produire autrement, en mettant toujours plus en valeur des pratiques respectueuses d’un système tourné vers l’agroécologie. En l’occurrence, ce choix se traduit déjà dans les orientations que prennent les filières ou encore les États Généraux de l’Alimentation.

Comment expliquez-vous les critiques actuellement formulées à l’encontre de l’élevage ? Sont-elles justifiées, selon vous ?

Les détracteurs s’appuient sur des chiffres mal interprétés. Non, l’élevage n’émet pas autant de gaz à effet de serre que le secteur du transport, si on compare ce qui est comparable. De même, le volume d’eau nécessaire à la production de viande est très discutable. Quant aux terres agricoles dédiées à l’élevage, la majorité ne pourrait pas être utilisée pour les humains.
Enfin, l’élevage est écologiquement indispensable pour préserver la biodiversité, capter le CO2 ou filtrer l’eau. Et n’oublions pas les 800 000 emplois à la clé, qui occupent 3% de la population active française, tout en maintenant un tissu social dans les campagnes.

Des alternatives viables à l’élevage sont-elles possibles, voire souhaitables, pour nourrir 9 milliards d’êtres humains sur la planète ?

J’en doute. La production de viande artificielle n’est pas au point, coûterait cher énergétiquement, n’apporterait pas les mêmes nutriments et nécessite beaucoup de facteurs de croissance qui sont interdits en élevage. Quant aux substituts végétaux de la viande, ce sont des produits très transformés. Les insectes : il s’agirait d’une production industrielle avec un impact écologique et serait-ce vraiment à notre goût ? Chercher une alternative à la viande n’est pas la question. Certes, le Sud-Est asiatique peut réduire sa consommation (45% de la viande mondiale), mais pas les enfants africains anémiés. Il faut surtout trouver de nouveaux équilibres et favoriser un élevage, qui entretient le territoire et la production de viande comme de lait.

  • Pour aller plus loin…
    En janvier 2019, l’INRA publiait un avis scientifique, assorti de nombreuses données chiffrées et d’analyses approfondies, intitulé « Quels sont les bénéfices et les limites d’une diminution de la consommation de viande ? ».

    Cliquer ici pour consulter l’avis de l’INRA
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Julienne de carottes sur gaufre et son bœuf en lamelles

recette
  • Pour : 4
  • Temps de préparation : 20 min
  • Temps de cuisson : 10 min

Ingrédients

  • 400 g de rumsteck
  • 250 g de farine
  • 10 g de levure
  • 10 g de cassonade
  • 8 cl de lait
  • 5 g de sel
  • 110 g de beurre
  • 2 œufs
  • 200 g de carottes pour la purée
  • 100 g de carotte pour la julienne
  • 10 cl de crème liquide à 35%
  • 1/4 botte d'aneth
  • 1/2 citron jaune
  • 2 cl d'Huile de tournesol
  • Sel fin et poivre du moulin

Préparation

1.La pâte à gaufres :

  • Réaliser la purée de carottes : éplucher et tailler les carottes, les cuire dans de l’eau bouillante salée. Une fois les carottes cuites, les mixer finement.
  • Dans un saladier, mélanger le sucre, le sel, la levure et la farine. Faire un puits.
  • Séparer les jaunes des blancs d’oeufs.
  • Ajouter les jaunes d’oeufs, la purée de carottes et le lait puis mélanger.
  • Monter 2 blancs d’oeuf en neige, puis les incorporer au mélange délicatement.
  • Couler la pâte dans le gaufrier et cuire les gaufres 4 minutes de manière à avoir l’extérieur croquant et l’intérieur fondant.

2.La julienne de carottes :

  • Tailler les carottes crues en julienne fine.
  • Hacher l’aneth.
  • Presser le jus de citron.

3.La crème :

  • Monter la crème épaisse au batteur à main puis ajouter l’aneth haché et le jus de citron.

4.La viande :

  • Mettre la viande dans la poêle chaude avec un filet d’huile de tournesol et la colorer de chaque côté à feu vif, puis poursuivre la cuisson à feu modéré 3 minutes selon le degré de cuisson souhaité et l’épaisseur de la viande.
  • Saler, poivrer et laisser reposer 2 minutes sous une feuille de papier aluminium.
  • Trancher finement la viande.

5.Le dressage :

  • Mettre la gaufre sur le côté de l’assiette, la crème d’aneth par-dessus, et la viande sur le côté de la gaufre avec la julienne de carottes.
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CHAMPS LIBRES DANS LES PYRÉNÉES

reportage

Nicolas, éleveur de Gasconnes des Pyrénées, nous faire découvrir ses montagnes. Fier de son troupeau et amoureux de ses paysages, il nous emmène à 2 000 m d’altitude, au cœur des Pyrénées.

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